Les dattes algériennes représentent un véritable “gisement” de devises pour le pays. Un gisement qui peut rapporter chaque année plusieurs centaines de millions d’euros. Malheureusement, l’Algérie, 4e producteur mondial de dattes, n’exploite pas du tout cette richesse et les exportations de notre pays demeurent dérisoires pour ne pas dire ridicules. 

L’Algérie produit annuellement de plus de 1 million de tonnes de dattes. Cependant, elle n’exporte pas plus de 35 000 tonnes annuellement qui lui rapportent près de 37 millions de dollars. Réputée dans le monde entier pour sa succulence, la datte algérienne est très recherchée. Et si notre pays arrive à exporter au moins la moitié de sa production, il pourra engranger plus de 500 millions de dollars de recettes.

Il s’agit, tout de même, d’une énorme manne financière qui peut développer plusieurs régions à travers le pays. Mais pourquoi l’Algérie tarde à exploiter et exporter ces dattes ? Sur le terrain, la réalité est amère et les blocages encore très nombreux. En effet, notre pays manque cruellement d’unités de conditionnement. Jusqu’à aujourd’hui, leur nombre ne dépasse la quarantaine. Ce qui est très insuffisant pour développer cette filière et exporter vers l’étranger. Un effort considérable reste donc à faire dans les moyens de conservation et de conditionnement, reconnaissent à l’unanimité les participants à la troisième édition du Salon international de la datte qui s’est ouvert hier samedi à Biskra avec la participation de quelque 120 exposants  entre producteurs, transformateurs, conditionneurs et exportateurs.