Malgré une offre diversifiée des pouvoirs publics, les prix des logements promotionnels ne baissent pas. Même les projets publics restent sur des prix excessifs. C’est du moins que ce que relève le ministre de l’Habitat, Abdelwahid Temmar qui a exclu toute baisse des prix des logements promotionnels publics, LPP.

 « Les facilités dont ont bénéficié les souscripteurs de la formule AADL ne peuvent être accordées aux souscripteurs du LPP en raison des engagements envers les banques des organismes chargés de la réalisation de ces projets », a précisé M. Temmar au niveau de l’APN.

Actuellement, le Logement LPP coûte autour de 10 millions de dinars l’unité. Un prix très élevé pour la majorité des ménages, même si le nombre de souscripteurs n’est pas aussi élevé que cela. Seuls 38000 citoyens ont demandé ce type de logements.

Cette déclaration du ministre de l’Habitat confirme en effet que les autorités ne maitrisent pas très bien le processus de fabrication des logements. Pis, la multiplication des offres et surtout la pléthore des offres immobilières du secteur privé n’arrivent pas à arriver à bout de la bull spéculative que connaît le secteur. Alors que des milliers de logements n’arrivent pas à être vendus par les promoteurs, les prix ne baissent pas. Une situation expliquée par le fait que le marché manque encore de compétitivité. Autrement dit, les demandeurs ne sont pas en mesure d’acquérir les logements mis sur le marché. Puis, les promoteurs souffrent ces derniers temps de la difficulté que trouvent les acquéreurs de payer en espèce.

Le paradoxe est que malgré cela, l’accès aux crédits est pratiquement impossible. Les banques, notamment publiques, s’appuient sur des tarifs totalement dépassés. Ce qui pousse la majorité des Algériens, dont les revenus sont très bas, à attendre les aides de l’Etat, qui reste de très loin, le premier promoteur du pays.