Baisse des prix du pétrole, réseaux tentaculaire et personnel pléthorique : confrontée à des défis majeurs, la société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, veut se restructurer. Avant de passer à l’acte, les dirigeants de la compagnie nationale engagent une réflexion.

Le Président-directeur général de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a mis sur pied une commission de cadres de l’entreprise dans le but de mettre en place une nouvelle stratégie pour la compagnie. Ce groupe, constitué de cadres supérieurs, travaille depuis au moins un mois pour définir la stratégie future de l’entreprise. Selon des sources concordantes, cette commission planche actuellement sur les meilleures voies qui permettront à Sonatrach de faire face aux nouvelles donnes du marché mondial de l’énergie.

Il s’agit notamment de la manière avec laquelle l’entreprise pourra investir dans le raffinage du pétrole. Une industrie qui fera économiser beaucoup d’argent au pays et créera une nouvelle valeur ajoutée. Cela est d’autant plus nécessaire que le refus des majors de venir investir handicape la société qui doit relever seule les défis.

Le groupe de réflexion devra rendre ses conclusions vers la fin du mois de mars. Cela servira de feuille de route pour la compagnie qui va investir près de 10 milliards de dollars chaque année à moyen terme.

En parallèle, Sonatrach se redéploie à l’Internationale. En plus du renforcement de sa présence en Libye qui, a besoin de capitaux et de l’expertise pour reprendre l’exploitation de ses ressources en hydrocarbures, la compagnie algérienne étudie les possibilités d’acquérir en  Italie une raffinerie de pétrole. Un nouvelle présence en Europe en vue de reconquérir des marchés perdus.