Abderrahmane Dahmane a fait ses études à l’université de la Sorbonne à Paris. Il est diplômé en lettres en 1972, en droit en 1980, suivi d’une maîtrise en 1981, et d’un DESS en 1982.

Il est alors conseiller principal d’éducation de 1976 à 2002 dans des collèges et lycées en zones d’éducation prioritaires et sensibles en Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, puis au collège Daniel Mayer dans le 18e arrondissement de Paris, entre 2002 et 2005.

Membre du bureau de SOS-Racisme entre 1984 et 1986, il fonde Génération 2001 en 1986, une association pour l’intégration des Franco-Maghrébins et y reste Président-fondateur jusqu’en 1991. De 1987 à 1999, il est Président-fondateur de la radio associative Radio France Maghreb.

En 1993, il participe à la rédaction de la Charte des Musulmans de France avec le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, et devient co-fondateur et vice-président du Conseil Consultatif des Musulmans de France (CCMF) à la Mosquée de Paris.

 

En décembre 1995 il cofonde et préside le Haut Conseil des Musulmans de France (HCMF). En 1998 il cofonde avec le Recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur le Conseil Supérieur Représentatif des Musulmans de France (CSRMF) dont il est également le Vice- Président.

Il cofonde et préside le Cercle des Démocrates Musulmans en 1999, avant de fonder et de présider le Conseil des Démocrates Musulmans de France (CDMF) en 2003, pour lequel il rédige la Charte des démocrates musulmans de France.

 

De 2005 à 2007, il est mis à la disposition du ministère de l’Intérieur, puis nommé secrétaire national à l’UMP, chargé des relations avec les associations de Français issus de l’immigration.. En février 2009, il est nommé Inspecteur général de l’Éducation Nationale.

Le 14 janvier 2011 il est nommé conseiller technique chargé de l’intégration et de la diversité à l’Élysée. Abderrahmane Dahmane est nommé Chevalier de l’Ordre national du Mérite par Nicolas Sarkozy en décembre 2003, puis Chevalier de la Légion d’Honneur en 2007.

Abderrahmane Dahmane, le Monsieur diversité/banlieues de l’ex-président de la République Nicolas Sarkozy, avait organisé des réunions et rencontres avec toutes sortes d’associations afin de faire le lien entre Nicolas Sarkozy et les communautés françaises, il avait mis en place des comités de soutien à Sarkozy en Algérie et au Maroc, faisant campagne «auprès des communautés françaises ou de ceux qui ont la double nationalité».

Il avait, par ailleurs, joué un rôle important pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 qui avait abouti à sa nomination au poste de conseiller chargé de l’intégration début janvier 2011.

Son action militante et politique a contribué à favoriser la nomination de personnalités politiques issues de l’immigration algérienne tels Azouz BEGGAG, Fadela AMARA et la secrétaire d’Etat à la santé Nora BERRA.

Aujourd’hui, la communauté d’origine algérienne en France est estimée à quelques six millions de personnes.

‘’La force et la richesse de cette population est pourtant délaissée par le gouvernement algérien’’ fustige Mr Dahmane, ‘’et cela se traduit même à travers l’article 51 de la constitution algérienne, qui exclut les binationaux de certaines fonctions publiques en Algérie.’’

Le président français Emmanuel MACRON, sera le 06 décembre 2017, en déplacement à Alger pour une visite officielle.

Ce voyage représente une opportunité pour le gouvernement d’Alger, pour défendre les intérêts de la communauté algérienne en France, longtemps délaissée à cause d’une absence de vision stratégique dira Abderrahmane Dahmane.

Il faut rappeler que lors de son précèdent voyage à Alger, alors qu’il était encore candidat à la présidentielle française, il avait été accueilli par Alger avec tous les honneurs réservés habituellement aux chefs d’états.

Ne négligeant pas la sensibilité des Algériens sur leur passé colonial, il avait affirmé alors qu’un dirigeant politique est comptable de l’histoire de son pays et se doit de respecter la mémoire de ceux qui ont fait cette histoire, ce qui avait fait de lui le candidat choisi par les milieux politiques et des affaires de l’Algérie et qui aurait contribué à son élection.

Le gouvernement algérien ne doit pas oublier de lui rappeler cette précieuse aide apportée à sa victoire.

Le lobbying actif de certains pays, avec une communauté en France pourtant plus réduite, a contribué à l’émergence de personnalités politiques issues de l’immigration et originaires de ces pays au sein même du gouvernement Macron.

La diplomatie algérienne se doit de renouer avec sa communauté et cesser de la dénigrer, tout comme elle devra faire peser les voix de cette communauté dans les discussions avec le président Français.

Le but étant de démontrer que les algériens, unis, formeront une puissance dont le dynamisme sera déterminant pour asseoir une relation d’égal à égal entre l’Etat français et l’Etat Algérien.