Pour ternir l’image de l’Algérie, des médias saoudiens ont annoncé que le mouvement palestinien Hamas cacherait des fonds dans des banques algériennes. “Faux”, répond le ministre algérien des Affaires religieuses et des waqfs.

“L’Algérie refuse de servir comme terrain d’une quelconque guerre entre factions. Celui qui veut faire la guerre contre une autre faction, il n’a qu’à la mener dans son pays”, a répondu mercredi le ministre.

La réplique du ministre algérien intervient suite à des informations, diffusées en Arabie Saoudite notamment, indiquant que le mouvement palestinien Hamas et le libanais Hizbollah font “transiter” leurs fonds par des banques algériennes.

Il est vrai que le mouvement palestinien Hamas dispose à Alger d’un bureau, en même titre que tous les partis palestiniens. La capitale algérienne a même été citée un temps comme étant une des possibles destinations du bureau politique du mouvement de résistance palestinienne –Hamas- après avoir quitté Damas, la capitale syrienne.

Mais cela ne s’est pas fait. Le mouvement islamiste, qui gère notamment l’enclave de Ghaza avant la signature de l’accord de réconciliation avec l’autorité palestinienne, s’était d’abord établi à Doha au Qatar du temps où Khaled Machaâl était chef du bureau politique de ce mouvement. Depuis quelques mois, le nouveau leader de ce mouvement, Smaïl Haniya, est resté à Ghaza.