L’Algérie se dote enfin d’une usine de levure qui lui permettra de cesser de dépendre des importations lesquelles dépassent les 100 millions de dollars par an. Toute la levure utilisée en Algérie est importée depuis l’étranger. Les espagnols du groupe  AECA, basé à Barcelone, vont réaliser à Larbatache, une usine qui produira fin 2018 plus de 14 mille tonnes de levure sèche et 7 mille tonnes de levure fraîche, a appris Algériepart suite à ses investigations. 

Cette usine coûtera l’équivalent de 80 millions d’euros et sera financée par le groupe privé algérien Mazouz. La levure portera, d’ailleurs, la marque de N’GAOUS. Après les limonaderies et les jus, N’Gaous se lance dans la levure et deviendra ainsi la première marque 100 % Algérienne de levure.

Les espagnols seront chargés de gérer la production de cette future usine pendant au moins 3 ans, a-t-on encore appris en attendant que le groupe Mazouz acquiert le savoir nécessaire pour piloter à lui-seul ce projet industriel. Il est à noter qu’il s’agit là du premier projet algérien dans  l’industrie de la levure, un secteur dépendant entièrement des importations depuis l’arrêt des usines étatiques de Bouchekouf (Guelma) et Oued Smar (Alger) en 2002. En 2015, le gouvernement avait approuvé officieusement  la réalisation d’une nouvelle usine de levure dans la wilaya de Jijel dans le cadre d’un partenariat avec une société étrangère. Mais ce projet n’a jamais vu le jour.

Le groupe Mazouz s’offre ainsi un boulevard et la future usine de Larbatache, dans la wilaya de Boumerdès, permettra de couvrir une bonne partie des besoins du marché national. L’Algérie pourra enfin s’émanciper des importations.