Le ministère de l’Industrie, l’un des départements les plus stratégiques du gouvernement algérien, connaît en ce moment de nombreux dysfonctionnements qui suscitent un malaise général parmi ses cadres dirigeants. 

Depuis le départ de Bedda Mahdjoub et d’Abdesslam Bouchouareb, ce département ministériel connaît une instabilité chronique et inquiétante. L’arrivée de Youcef Yousfi n’a rien arrangé et de nombreux problèmes perdurent encore et toujours alors que des enjeux importants pour l’avenir économique de l’Algérie sont en suspens.

Les investigations d’Algériepart ont permis d’identifier une série de troubles et d’anomalie qui provoquent une véritable anarchie. Ainsi, jusqu’à aujourd’hui, plusieurs directions importantes de ce ministère stratégique sont restées longtemps vacantes. Il s’agit notamment de la Direction Générale de la Promotion de l’investissement, la Direction Générale de la Petite et Moyenne entreprise, la Direction Générale de la veille stratégique et des études des systèmes d’information et la Direction Générale de la gestion du secteur public Marchand. Ces postes vacants représentent des fonctions indispensables à la conduite d’une feuille de route pour le développement industriel de notre pays.

 Par ailleurs, nous avons appris que des décisions prises par l’ex-ministre Bedda Mahdjoub continuent de porter un préjudice au bon fonctionnement du ministère de l’Industrie.  La nomination à la tête de la Direction générale de la gestion du secteur Public marchand de Medjoubi Kheireddine en juillet dernier a donné lieu à des situations complexes et compromettantes.
Ce haut cadre est soupçonné de procéder à la désignation de certains membres de sa famille et de  ses amis à des postes stratégiques à l’image de la nomination de son cousin comme Président Directeur Général du Groupe industriel ACS. Un groupe public regroupant pas moins de 12 entreprises tels que ENAP,ENAD,TONIC,DIPROCHIM,LIND GAS ,ENPC, etc.
Cette nomination avait suscité depuis l’été dernier l’ire des autres cadres du ministère de l’Industrie car le cousin de Medjoubi Kheireddine est un retraité du secteur du Transport et ne dispose d’aucune expérience convaincante dans le secteur de l’Industrie.
Selon nos informations, Youcef Yousfi, qui a hérité d’un ministère entièrement déboussolé par la guerre de clans que menait Bedda Mahdjoub à l’encontre des cadres restés fidèles à Abdesslam Bouchouareb, n’a pas encore pris connaissance de tous ces problèmes. Youcef Yousfi n’a pas encore procédé à ce travail d’assainissement dont semble avoir cruellement besoin le ministère de l’Industrie.
Et en attendant, les problèmes ne cessent de s’accumuler et plusieurs voix tentent de rappeler à l’ordre des hauts cadres qui abusent de leur pouvoir à l’image de Farouk Bahamid, l’actuel chef de cabinet du ministère de l’Industrie. Alors que cet ancien responsable de la direction générale des Douanes n’est même pas encore confirmé officiellement par la Présidence de la République dans ses nouvelles fonctions, il est au coeur d’une véritable controverse. Ses agissements ont alimenté une vive polémique.  Ce haut responsable  est soupçonné d’être à l’origine du départ de 5 à 6 fonctionnaires femmes du ministère de l’Industrie dont l’ancienne chargée de communication Naima Souilah.
Nous avons tenté de joindre le chef de cabinet du ministère de l’Industrie pour lui poser des questions et entendre sa version des faits. Malheureusement, au ministère de l’Industrie, personne n’a voulu donner une suite favorable à nos nos appels. Algériepart poursuivra tout de même ses investigations et tentera toujours d’explorer les dessous de cette mauvaise gouvernance qui frappe l’un des ministères les plus importants de notre gouvernement.