Dans le sillage de leur refus de toutes les propositions émanant des partis de l’opposition, les parlementaires de la majorité présidentielle ont fait une victime collatérale ; ils ont rejeté une proposition de loi appelant à la promotion, à la promotion et à la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe.

La proposition a été faite par la députée du PT, Nadia Chouitem. Mais la commission des affaires juridiques a directement rejeté la proposition prétextant que  “les autorités ont fourni des efforts considérables pour la promotion de la langue amazighe”.

Le refus de cette proposition de loi a suscité des réactions d’indignation des députés de l’opposition. C’est le cas de Braham Bennadji, député indépendant de Béjaïa, qui a accusé sur Facebook les « députés de la majorité de refuser la promotion de tamazight ».

Pourtant, dans l’article 4 de la constitution, tamazight est déclarée « également » langue nationale et officielle. l’Etat doit « oeuvrer à sa promotion ». Une disposition foulée aux pieds par des parlementaires qui refusent d’appliquer une loi prévue dans la loi fondamentale.