Une hausse et de nouveaux impôts. La loi de Finances 2018 qui a été adoptée dimanche par les députés de l’APN comporte de nouvelles dispositions. Contrairement aux lois précédentes, cette loi de Finances comporte une hausse des dépenses. 

Contrairement aux annonces du gouvernement, les députés ont amputé cette loi de Finances de la mesure phare qui devait la caractériser. Il s’agit de l’Impôt sur la fortune que les parlementaires de la majorité ont fait sauter à cause notamment de l’impossibilité de l’appliquer. Une décision qui n’a pas été du goût des parlementaires de l’opposition qui ont protesté dans les allées de la chambre basse en signe de protestation.

Cette loi de finances est marquée par de nouvelles augmentations des prix et des taxes. Ainsi, les carburants vont augmenter d’au moins 30%. Le gasoil sera ainsi cédé à 27 DA le litre, le sans-plomb coûtera 24 DA le litre et le super sera cédé à 36 DA. Cela va entraîner automatiquement des augmentations des prix des transports et de certains autres produits.

D’autres produits vont également augmenter. Il s’agit notamment des alcools et du tabac qui ont toujours constitué une niche d’impôts pour le gouvernement. Ce dernier augmente ces produits pour gagner de l’argent et également pour réduire leur impact négatif sur la santé des populations.

De nouvelles taxes toucheront également les « produits de luxe », tels que les cosmétiques. Les produits alimentaires importés, notamment ceux qui sont fabriqués localement, seront également surtaxés. Il en est de même pour les produits électroménagers « énergivores ».

Sur le plan budgétaire, il prévoit des dépenses globales de 8.628  milliards de dinars (mds DA) composées de 4.043,31 mds DA de dépenses d’équipement et de 4.584,46 mds DA de dépenses de fonctionnement (contre des dépenses de fonctionnement de 4.591,8 milliards DA en 2017).

Il faut préciser que toutes les propositions d’amendement de l’opposition ont été rejetées systématiquement par la plénière.