Le scandale qui a impliqué, durant de longues années, Rabah Zerari, connu sous le nom de guerre de Commandant Azzedine, et des dizaines de personnalités –certaines ont déposé plainte et d’autres non- connaît, malheureusement, un développement tragique. Hamza Hadjouti, gendre du célèbre baroudeur du commandant Ali-Khoudja durant la guerre de libération, a été assassiné.

En attendant les conclusions de l’enquête qui va déterminer les assassins, les commanditaires et les vraies raisons de cet acte, il est utile de rappeler que le défunt, époux de Fifi, fille adoptive de Commandant Azedine, est directement impliqué dans le conflit qui oppose son prestigieux beau-père. Ainsi, dans une récente lettre publiée par le journal Liberté, 3 personnes qui ont poursuivi en justice plus commandant Azzedine, dont le célèbre journaliste Arezki Aït-Larbi et les héritiers de Salah Boubnider, ont indiqué que Hamza Hadjouti les a nargués à plusieurs reprises en leur disant, notamment, qu’il savait où se trouvait leur argent mais qu’il était « suffisamment puissant » pour ne pas être poursuivi en justice.

La preuve est que lui et son beau-père ont été condamnés à des peines de prison ferme. Mais jamais cela n’a été mis en œuvre.

Dans les faits, des dizaines de plaignants témoignent avoir donné de l’argent –on parle de centaines de milliards de centimes- au Commandant Azzedine qui avait promis de constituer une entreprise qu’il pensait florissante.

Il a amassé des sommes colossales et jamais cette entreprise n’a vu le jour. Impatients, les créanciers, qui se recrutent parmi les personnalités qui ont fait une confiance aveugle à l’ancien moudjahid, ont commencé à demander des comptes. Certains, à l’image des enfants de Salah Boubnider qui ont donné la somme de 25 milliards de centime, ont déposé plainte pour « escroquerie » et « abus de confiance ». D’autres ont préféré ne rien faire.

Pour se justifier, l’ancien dirigeant militaire de la wilaya 4 historique a expliqué qu’il s’agissait d’une « affaire qui a mal tourné ». Puis, si « j’étais escroc, j’aurais nié puisqu’ils ne disposent d’aucun document prouvant qu’ils m’ont donné de l’argent ». Il a tenté de donner des explications politiques à cette affaire en précisant souvent que des gens “ont tenté de le nuire”.

Les créanciers eux, pensent que l’argent aurait probablement quitté le pays. Et le défunt Hamza Hadjouti et sa femme auraient joué un rôle moteur dans la destination finale de ces sommes colossales. Une affaire qui tourne au drame !