Des dizaines de syndicalistes ont été arrêtés, samedi, dès le début de la matinée. Ces fonctionnaires de la fonction publique ont répondu à l’appel de l’intersyndicale de la Fonction publique qui a décidé d’organiser un sit-in devant le siège du ministère de l’Education nationale pour protester contre leurs conditions de travail et l’érosion de leur pouvoir d’achat.

« La répression féroce et sauvage à l’encontre de nos militants et de tous les travailleurs est inadmissible et démontre de la panique dont est pris ce pouvoir qui excelle dans le génie du mal et de la répression. Des enseignantes, des médecins, des enseignants et des algériens de tous les secteurs ont été tabassés et embarqués pour des destinations inconnues. », dénonce, dans ce cadre, le syndicat national des fonctionnaires de l’Education et de la formation (SATEF). « Cela est inadmissible dans une Algérie libre et indépendante”, déplore la même source.

“Nous ne pouvons tolérer ces dépassements, comme nous tenons à dénoncer les soient-disant « députés » de la majorité qui ont vendu leurs âmes au diable contre de l’argent”, ajoute le document.

De son coté, RAJ, une association de jeunes militants affiliés au FFS, a indiqué que “cette énième atteinte à la liberté d’expression, d’association, de réunion et de l’action syndicale démontre encore une fois que le pouvoir politique en place n’a pas la volonté d’engager un débat sérieux et de discuter avec les partenaires sociaux crédibles de la crise économique et sociale que traverse le pays”.