La proclamation des résultats préliminaires des élections locales du 23 novembre dernier a laissé éclater la colère de plusieurs centaines de citoyens qui estiment que leurs voix ont été « spoliées ».

Ainsi, à Ouargla, des dizaines de militants du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) et de Fadjr El Djadidont ont assiégé, depuis vendredi matin, le siège de l’Instance indépendante de surveillance des élections. Ils réclament notamment la « restitution » des voix de leur parti qui seraient, selon eux, offertes au FLN. C’est, d’ailleurs, cette fraude qui a permis à l’ancien parti unique de remporter la majorité des communes de cette wilaya du Sud du pays.

La colère contre le coup de pouce qu’aurait donné l’administration au FLN est beaucoup plus grande à l’Est du pays. Dans des wilaya comme Annaba, Batna ou encore Oum-El-Bouaghi, des permanences du FLN et les sièges des administrations locales sont littéralement assiégés par des militants de plusieurs partis politiques.

La situation est beaucoup plus tendue à Annaba où le Parti de Djamel Ould-Abbès s’est emparé de la quasi-totalité des communes et de l’APW de la wilaya. Certaines sources locales n’hésitent pas à désigner Bahaeddine T’liba comme principal responsable de la « fraude » qui aurait entaché le déroulement du scrutin. C’est, d’ailleurs, le même constat qui a été fait dans la wilaya voisine d’El-Tarf.

Les accusations ne viennent pas forcément des partis de l’opposition. Même le RND, arrivé officiellement en  deuxième position à l’issue de cette élection s’estime lésé dans bien des circonscriptions. Parmi les irrégularités pointées du doigt, on trouve la falsification des Procès verbaux et le gonflement des taux de participation.

Et pendant ce temps-là, l’instance de surveillance des élections continuent à clamer que tout « s’est bien déroulé ».