Les Algériens ont été classés parmi les peuples qui maîtrisent le moins l’anglais dans le monde. Selon l’index Education First, qui classe les pays selon leur niveau d’anglais, l’Algérie est classée au 76rang sur les 80 pays étudiés par cet indice réalisée par la société Education First qui se base sur des tests standardisés, réalisés dans les différents pays, pour dresser son classement.

En clair, notre pays pointe au dernier rang et les Algériens savent à peine dire en anglais leur nom, à savoir se présenter simplement (nom, âge, pays d’origine) et comprendre des signes simples ou donner des instructions de base à un visiteur étranger. L’Algérie fait partie des pays disposant des compétences les plus faible en anglais dans le monde.

Les autres pays arabes ou voisins ne font pas mieux comme l’Egypte et le Maroc qui sont très mal-classés.  En 56position, parmi les pays aux compétences « faibles », la Tunisie est celle qui s’en sort le mieux. Une position qui s’explique, certainement, par la forte culture touristique de la Tunisie.

Il est à noter qu’un pays est inclus dans cet indice à partir du moment où au moins 400 de ses ressortissants se sont soumis à ces tests. Les auteurs de ce classement ont précisé que “dans la plupart des cas, le nombre de candidats était bien supérieur” : l’indice se base en effet sur les résultats de plus d’un million de personnes.

Soulignons enfin que de nombreuses enquêtes internationales ont démontré que ne pas maîtriser l’anglais a une mauvaise incidence sur l’économie d’un pays. En 2014, le chercheur Hayley Roppel, de l’Université d’Akron aux États-Unis, a conclu suite à une étude réalisée en Asie du sud-est que lorsque deux pays de la même région augmentent leur compétence en anglais (mesurée par leurs scores au test TOEFL) de 1%, leurs échanges bilatéraux bondissent de 7%.

En 2009, Chew Ging Lee, de l’Université de Nottingham, a étudie 43 pays sur l’ensemble des cinq continents en se basant lui aussi sur les résultats au TOEFL de leurs citoyens. À l’issue de ses calculs, il observe que l’anglais a permis d’accélérer la croissance des pays asiatiques et européens. Selon lui, plus la compétence en anglais d’un de ces pays est élevée, plus ses habitants ont des facilités à assimiler des connaissances, ce qui tire vers le haut la croissance.

Lee observe toutefois que cette logique ne prévaut pas vraiment dans le cas de l’Afrique et de l’Amérique du Sud. Il en conclut que si la maîtrise de l’anglais peut clairement être un facteur de croissance, elle doit pour cela s’accompagner également d’institutions solides, d’un environnement politique stable et d’une bonne gouvernance.

L’Algérie se prive, ainsi, d’un véritable atout de développement en tardant à développer la langue anglaise.