Mohamed Hadji, le promoteur du fameux projet touristique Taline sur les hauteurs de Tipaza, à Chenoua, a fait des révélations fracassantes sur le plateau de l’Emission Impossible de Beur TV. Lorsqu’il  a été interrogé par Abdou Semmar, rédacteur en chef d’Algériepart, et Merouane Boudiab, ce promoteur a expliqué que deux walis de la Wilaya de Tipaza, Mustapha Layadi, actuellement Wali à Blida, et Moussa Ghellai, l’actuel wali de Tipaza, d’avoir orchestré une campagne destinée à exercer un chantage à son égard.

“Ces deux Walis m’ont exigé la moitié des terres que j’ai achetées sur le mont Chenoua. Le premier Wali, Mustapha Layadi, m’a reçu dans son bureau pour me demander de lui offrir 50 % des parts de mon projet touristique. Et lorsque j’ai refusé, ce Wali m’a menacé de me mettre en prison”, a révélé Mohamed Hadji sur un ton grave en révélant encore d’autres détails scabreux.

En effet, Mohamed Hadji a indiqué également que l’actuel Wali, Moussa Ghelaï, a tenté de le racketter. “Il m’a envoyé des courtiers qui m’ont exigé de mettre à leur disposition 40 chalets ! J’ai refusé sans hésitation ces pratiques de corruption. Et parce que j’ai dit non à cette tchipa, ce Wali est parti me menacer en m’accusant d’être un trafiquant mafieux. Et il a enclenché, par la suite, toute la machine judiciaire pour bloquer les travaux de mon projet”, raconte ce promoteur qui a quitté son pays natal à l’âge de 15 ans pour partir travailler en Allemagne et en Suisse. Aujourd’hui, il est établi aux Etats-Unis après avoir développé de nombreux projets touristiques en Espagne, Suisse et Allemagne.

Le même interlocuteur a révélé enfin qu’il s’est adressé à un colonel du DRS pour lui exposer son problème. “Et ce colonel m’a dit qu’il vaut mieux accepter de lui donner de la tchipa. J’étais outré et j’ai préféré continuer à opposer résistance à ces potentats corrompus”, a encore confié Mohamed Hadji qui vient de jeter un énorme pavé dans la mare.

Signalons enfin que la rédaction Algériepart a contacté le cabinet du Wali de Tipaza, Moussa Ghellaï. Une responsable de la Wilaya nous assure enfin que “le Wali est en visite sur le terrain”. “Recontactez-nous à partir de demain”, s’est-on contenté de nous affirmer.