Les réseaux sociaux foisonnent, ces derniers temps, d’images et commentaires montrant des jeunes Algériens en train de tenter de traverser la méditerranée à bord des embarcations de fortunes. Des images qui ont souvent ému les Algériens. Mais les autorités, qui ne reconnaissent que la répression, n’en parlent pratiquement jamais.

Une règle que vient de briser l’Armée nationale populaire (ANP) qui annonce, dans un communiqué, avoir « sauvé » 286 personnes en seulement 48 heures.

« Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, les unités du Service national de Garde-côtes des Forces navales de l’Armée nationale populaire ont procédé, durant la période allant de jeudi 16 au samedi 18 novembre 2017, à l’interception et sauvetage, d’un nombre total de 286 citoyens algériens candidats à l’émigration clandestine à bord d’embarcations de fortune », note ainsi le communiqué de l’armée.

Plus que cela, l’armée ne se contente pas de constat. Elle avoue que le phénomène de l’émigration clandestine prend de l’ampleur. « (…) en dépit de l’ampleur prise par les tentatives de quitter le territoire national de manière illégale, les unités du Service national de Garde-côtes des Forces navales demeurent vigilantes et mobilisées, de façon permanente, en vue d’intercepter et neutraliser les réseaux de passeurs et ce, en coordination avec les services de sécurité concernés », note le document.

D’habitude, l’armée se contente de donner des chiffres de personnes arrêtées. Là, il s’agit d’une reconnaissance de l’ampleur inédite prise par ce phénomène de la harga depuis quelques années. Et les solutions ?