L’Etat algérien espère renflouer ses caisses en 2018 après deux années 2016 et 2017 très difficiles marquées par les baisses de revenus et des recettes des hydrocarbures. 

Pour 2018, les autorités algériennes affichent leur optimisme. Dans leurs prévisions consignées dans le projet de Loi de finances 2018, elles prévoient des recettes budgétaires de 6.496,58 milliards DA, à savoir près de 64 milliards de dollars. Ce montant est nettement supérieur à celui des recettes engrangées en 2017 qui ont 5.635,5 milliards DA, à savoir près de 56 milliards de dollars.

 

Il faut savoir que si les autorités algériennes se disent optimistes, c’est d’abord parce qu’elles tablent sur une augmentation des recettes fiscales. Ces dernières seront comme suit en 2018 :

-Produit de contributions directes: 1.352,71 milliards DA (contre 1.297,6 milliards DA en 2017)

-Produits de l’enregistrement et du timbre: 131,63 milliards DA (contre 115 milliards DA)

-Produits des impôts divers sur les affaires: 1.091,91 milliards DA (contre 1.047,6 milliards DA)

-Produits des contributions indirectes: 10 milliards DA (contre 9,5 milliards DA)

-Produits des douanes: 397,4 milliards DA (contre 345,5 milliards DA)

Soit un total de 2.983,7 milliards DA (près de 29 milliards de dollars) contre 2.845,37 milliards DA collectées en 2017.

 

Les autorités algériennes tablent sur une autre augmentation des Recettes ordinaires qui se présentent comme suit en 2018 : 

 

-Produits et revenus des domaines: 27 milliards DA (contre 25 milliards DA)

-Produits divers du budget: 78 milliards DA (contre 75 milliards DA)

-Recettes d’ordre: 0,02 milliard DA (contre 0,02 milliard DA)

Soit un total de 105,02 milliards DA, près d’un milliard de dollars, contre 100 milliards DA en  2017.

 

L’Etat algérien table, en troisième lieu, sur 600 milliards DA de recettes complémentaires. Un montant grâce auquel les ressources ordinaires de notre Trésor Public peuvent atteindre les  3.688,68 milliards DA, à savoir plus de 36 milliards de dollars, alors qu’en 2017, ces ressources n’ont pas dépassé les 3.435,4 milliards DA, soit à peine 34 milliards de dollars.

L’espoir des décideurs algériens reposent également sur une nette augmentation des recettes de la fiscalité pétrolières qui devra atteindre, grâce à la récente augmentation des prix du baril de pétrole, les 2.807,91 milliards DA, soit près de 28 milliards de dollars alors qu’en 2017, ces recettes ont avoisiné difficilement les 2.200,1 milliards DA.

Et c’est enfin à travers ce montage financier complexe que l’Etat algérien espère gagner  des recettes budgétaires de 6.496,58 milliards DA. Ce pari n’est pas encore gagné puisque une nouvelle tempête sur le marché mondial des hydrocarbures peut aggraver l’état de nos finances et mettre en péril toutes ces prévisions optimistes.