Pendant plus d’une décennie, l’Algérie a dépensé pas moins de 4 milliards de dollars pour s’offrir de nouvelles villes à Sidi Abdellah, Boughezoul, Ali Mendjeli et Bouinan. Sur la maquette, ces nouvelles paraissent prometteuses et hyper-modernes. Mais dans la réalité, elles émergent à peine et ressemblent davantage à des lotissements de tours d’immeubles qui manquent cruellement de goût et d’esthétisme. 

Tout cet argent a été dépensé pour construire des cités dortoirs ne disposant d’aucune commodité ni d’un cachet urbanistique novateur. Ailleurs, sur le continent asiatique, la Birmanie, un pays ultra-fermé et ne possédant nullement les richesses naturelles de l’Algérie, avec la même somme, elle s’est offert une nouvelle capitale six fois plus grande que New York et 10 fois plus grande que Paris. Les explications et le décryptage de notre rédacteur en chef, Abdou Semmar :