Farid Bejdaoui, cet homme est cité dans toutes les affaires controversées de corruption en Algérie. Saipem, SNC-Lavalin, Sonatrach, on ne compte plus les dossiers où il est accusé d’avoir exercé un lobbying malsain en distribuant des pots-de-vin au profit des hauts responsables de notre Etat. Mais l’homme n’ jamais parlé. Il est recherché depuis fin juillet 2013 par la justice italienne à travers le parquet de Milan. En janvier 2014, Interpol a publié sa fiche de recherche. 

L’homme a totalement disparu et personne n’a entendu parler de lui. Certaines sources proches qui étaient proches de lui au début des années 2000 ont confié à Algériepart qu’il s’était réfugié en Thaïlande avant de regagner, par la suite, le Brésil. L’Algérien le plus recherché dans le monde est un milliardaire qui a brassé plusieurs millions de dollars grâce à son travail d’intermédiaire dans les contrats conclus par les géants pétroliers en Algérie.

Farid Bedjaoui est à, lui-seul, à l’origine de la création de pas moins de 17 sociétés offshore au Panama, ce paradis fiscal où les milliardaires et les barons de la mafia cachent leurs fortunes. Dans cette vidéo, Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algériepart, vous raconte l’histoire troublante de celui qui fut le bras droit de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, et son conseiller personnel.

La justice italienne rêve d’interpeller le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, cet Algéro-Franco-Canadien. Les autorités italiennes veulent récupérer les 123 millions de dollars, soit 92,6 millions d’euros, qui auraient été virés dans le cadre des contrats qu’il a fait arracher à ENI en Algérie.

Les investigations menées par la justice italienne ont permis de découvrir que plus de 100 millions de dollars (75,3 millions d’euros) se trouveraient à Singapour sur des comptes contrôlés par Farid Bedjaoui et 23 autres millions de dollars (17,3 millions d’euros) seraient à Hong Kong.