Deux ministres français visitent, ce dimanche, l’Algérie pour la réunion d’une session du comité mixte économique franco-algérien (COMEFA). Les ministres des Affaires Etrangères, Jean-Yves le Drian et son homologue de l’économie et des Finances, Bruno le Maire, tiendront des réunions avec leurs interlocuteurs algériens. Les discussions porteront, essentiellement, autour des relations économiques et la situation politique dans la région.

Selon le programme envoyé par les services de l’ambassade de France aux médias, quelques activités sont répertoriées. Il s’agit notamment de rencontres entre Jean-Yves le Drian avec Abdelkader Messahel et celle de Bruno le Maire avec le ministre algérien de l’Industrie. Le programme ne dit pas si le ministre français de l’Economie et des Finances rencontrera son homologue algérien, Abderrahmane Raouia. Il est vrai que ce dernier se trouvera au niveau de l’Assemblée populaire nationale où sera présentée la Loi de Finances 2018. Mais ce qui est intrigant est que ce programme ne contient aucune rencontre avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, encore moins avec le Chef de l’Etat qui ne reçoit pratiquement aucun responsable ou dignitaire français.

Pour baliser le terrain à cette visite, le ministre français de l’Intérieur, Gérard Colomb, a qualifié, jeudi à l’issue de sa participation à une cérémonie organisée par l’ambassade d’Algérie à Paris, que l’Algérie est « un pays ami ». D’ailleurs la présence de ce ministre à cette cérémonie est el soi une marque d’estime des autorités françaises qui se font ainsi représentée par un des ministres les plus en vue du gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe. Mais cela ne semble pas suffire, puisque les relations entre Alger et Paris demeurent prisonnières du passé.

A rappeler qu’en décembre prochain, c’est le Premier ministre, Ahmed Ouyahia qui se rendra en visite à Paris où il co-présidera avec son homologue français, la réunion de la haute commission mixte. Un rendez-vous annuel qui n’a rien d’extraordinaire.