Il n’y a pas suffisamment de transparence dans la gestion du business et des affaires économiques en Algérie. Et ce manque de transparence inquiète pas moins de 50 % des chefs d’entreprises dans notre pays. C’est ce que conclut une très sérieuse enquête menée par  le cabinet de recherche économique Oxford Business Group (OBG).

Cette enquête a été menée par OBG en partenariat avec la Chambre algérienne de commerce (Caci) et le Forum des chefs d’entreprises (FCE). Entre mai et octobre 2017 auprès, une centaine de dirigeants et chefs d’entreprises publiques (30%) et privées (70%), de différentes tailles, internationales (55%), locales (38 %), régionales (7%), ont été interrogés par les enquêteurs du cabinet OBG.

L’un des constats amers dressés par cette enquête est celui du manque de transparence dans le secteur économique en Algérie puisque près de 50 % des chefs d’entreprises interrogés estiment “insuffisant” le niveau de transparence dans la conduite des affaires en Algérie, plus de 10 % le jugent “très insuffisant”, tandis que près de 20% le voient “élevé”.

Il est à noter enfin que la transparence de la vie économique est considérée par de nombreuses institutions internationales comme un facteur d’efficacité, une nécessité pour l’image internationale du pays, mais aussi le gage d’une économie qui fonctionne.

Et le meilleur moyen de garantir la transparence de l’économie d’un pays est un dispositif composé d’outils innovants permettant de détecter, de prévenir et de sanctionner efficacement la corruption et les atteintes à la probité.  L’Algérie doit donc faire d’énormes efforts dans ce dossier pour amorcer son développement économique.