Les déficiences du dispositif de l’ANSEJ permettaient à des opérateurs et responsables véreux de réaliser des opérations frauduleuses qui saignaient les caisses de l’Etat algérien. C’est du moins la leçon que l’on peut tirer d’un scandale qui est en train d’être étudié par la Cour d’Oran. 

Des machines payées plus de 100 mille dollars alors qu’en réalité, elles ne valent pas plus  de 10 mille dollars ! Un véritable scandale qui a éclaté à Oran lorsqu’en décembre 2014, un jeune promoteur d’une entreprise de recyclage de plastique déposa un dossier auprès de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) à Oran demandant un crédit pour importer une machine de recyclage de plastique en granulés de Chine.

Après avoir eu l’accord, il a contacté R.T représentant une société chinoise et propriétaire d’une entreprise spécialisée dans l’importation de matériel industriel. Mais au lieu d’une machine neuve, il reçut quelques mois plus tard une vieille machine importée d’Espagne d’une valeur n’excédant pas 10.000 dollars, soit plus de 10 fois moins chère que celle commandée valant 110.000 dollars.

Une plainte fut ainsi déposée et les investigations ont abouti à l’arrestation de l’importateur, ainsi que 7 autres complices, dont ses frères R.M et R.F et le directeur d’une agence BEA, M.D.

Lors du procès, sur 27 témoins concernés, seuls deux étaient présents dont le transitaire et la représentante de la BEA. Après le verdict, la victime, B.M.A s’estimant lésée, a fait appel, de même que le ministère public.

Prévu ce mercredi à la cour d’appel d’Oran, le procès de “l’Affaire ANSEJ” a été renvoyé au 22 novembre prochain, en raison de l’absence d’un des principaux accusés, un ancien chef d’une agence de la Banque extérieure d’Algérie (BEA). Cet ancien responsable de la BEA, M.D est actuellement incarcéré à la prison d’Oran et n’a pu se présenter devant le tribunal d’appel en raison d’une autre affaire où il est impliqué et qui est actuellement en instruction, a-t-on enfin appris.