Yassine Rebrab, l’un des fils de l’homme le plus riche en Algérie, dispose d’une compagnie domiciliée aux îles Caïman appelée “Little Cayman East 91A 177”. C’est ce que nous apprenons des révélations du scandale “Paradise Papers“. Le fils du patron du groupe Cevital a utilisé cette structure pour cacher une partie de son argent dans ce paradis fiscal. 

Il faut savoir que les Iles Caïmans  est l’un des plus gros centres financiers offshore de la planète. Ce petit territoire de  260 kilomètres carrés abrite la cinquième place financière au monde, derrière New York, Londres, Tokyo et Hongkong.

Il est à rappeler que ce n’est pas la première fois que Yassine Rebrab est identifié dans un business opaque basé à l’étranger. Une précédente enquête d’Algériepart a repéré les affaires menées secrètement par Yassine REBRAB à Londres. Le Directeur de ACT, une filiale du groupe Cevital, a créé effectivement la société PRIVATE CORP LIMITED le 22/10/2010 sous le N° d’immatriculation : 07417443 dont le siège se trouve au 62 A Lyndhurst gardens à Londres.

Jamais, au grand jamais, une instance officielle de l’Etat algérien n’a enquêté sur les affaires développées par la famille Rebrab dans plusieurs pays à l’étranger.

Cette fois-ci, ce sont les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires qui relancent le débat sur le placement à l’étranger de l’argent des familles plus fortunées et influentes en Algérie.

Les révélations de l’ICIJ s’appuient sur une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme. Cette nouvelle enquête permet de lever le voile sur les mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales.

Notons enfin que les « Paradise Papers » sont composés de trois ensembles de données, qui représentent au total près de 13,5 millions de documents :

  • 6,8 millions de documents internes du cabinet international d’avocats Appleby, basé aux Bermudes mais présent dans une dizaine de paradis fiscaux.
  • 566 000 documents internes du cabinet Asiaciti Trust, installé à Singapour.
  • 6,2 millions de documents issus des registres confidentiels des sociétés de dix-neuf paradis fiscaux : Antigua-et-Barbuda, Aruba, Bahamas, Barbades, Bermudes, Dominique, Grenade, îles Caïman, îles Cook, îles Marshall, Labuan, Liban, Malte, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Trinité-et-Tobago, Vanuatu.