Farid Bedjaoui, le personne sulfureux cité dans les différents scandales de Sonatrach, est décidément lié à toutes les pratiques financières les plus obscures de la nomenklatura de notre pays. Cette fois-ci, c’est son frère Réda Bedjaoui qui est au coeur d’un sombre montage financier dévoilé par les documents du scandale “Paradise Papers”.

Selon les révélations de ce scandale sur lequel travaille en ce moment plus de 400 journalistes issus de 67 pays,  le frère de Farid Bedjaoui utilise une coquille singapourienne administrée par Asiaciti, Redbed Holdings Pte. Ltd, pour la gestion d’un compte suisse domicilié dans une agence genevoise de la banque Mirabaux&Cie.

Réda Bedjaoui, qui a tenté une carrière d’avocat avant de créer avec son frère Farid Bédex Agrofood International et Mexicafé, deux sociétés spécialisées dans le négoce des produits agroalimentaires lesquelles ont été dissoutes il y a près de sept ans, se présente désormais comme analyste financier.

Selon plusieurs sources concordantes, il est régulièrement impliqué dans les affaires développées par son frère Farid Bedjaoui. Farid et Rédha sont issus d’une famille aisée et influente à Alger où leur oncle, Mohamed Bedjaoui, fut l’ancien ministre des Affaires étrangères de 2005 à 2007. Mohamed Bedjaoui était également ministre de la Justice de 1964 à 1970. L’oncle de Farid et Réda Bedjaoui est réputé pour être un ami proche du Président Abdelaziz Bouteflika.

Il est à notre que le sulfureux Farid Bedjaoui a toujours mené une vie dorée, de Majorque, en Espagne, à Paris, en passant par Dubaï et surtout Montréal, base actuelle du clan familial, où serait investie une grande partie de sa fortune.

Âgé aujourd’hui de 48 ans, Farid Bedjaoui a immigré à Montréal il y a une vingtaine d’années, en compagnie de ses parents et de ses frères Réda et Ryad. La famille arrivait de France, où elle a longtemps vécu. Les Bedjaoui y avaient acquis un appartement de près de 300 m2 dans un hôtel particulier de l’avenue Foch, à Paris, secteur où le prix moyen au mètre carré est de 15 000$. Le patrimoine familial comprend aussi un yacht et une immense villa dans l’île espagnole de Palma de Majorque, refuge de milliardaires, avait révélé en février 2013 le quotidien québécois La Presse.