Des personnalités algériennes recourent aux paradis fiscaux, pour y transférer une partie de leur fortune ou y réaliser des opérations financières avantageuses afin d’échapper aux contrôles du fisc algérien. C’est du moins ce que nous apprennent les révélations du scandale du Paradise Papers. 

La deuxième personnalité algérienne citée dans ce scandale est Nouredine Aït-Laoussine. Ancien ministre de l’Energie en 1991, l’homme est l’actuel président de la société de consulting suisse Nacolsa SA. Il a été actionnaire dans la compagnie Madagascar Oil Limited via l’île Maurice. Il détenait 2405 actions, soit 0,2% du capital de la compagnie, aux côtés de trois fonds d’investissement nord-américains, à savoir Rab Special Situations Master Fund (73,8%) Millennium Global Natural Ressources Fund (18,7%), et Airlie Opportunity Master Fund (4,5%).

Aït Laoussine a précisé dans une déclaration au Soir d’Algérie qu’«il avait acquis ces actions gratuitement quand il était membre du conseil d’administration de cette compagnie». «Ces actions faisaient partie de ma rémunération. Mais, je les ai vendues à un prix dérisoire, 180 dollars pour être précis, juste après ma démission il y a quatre ou cinq ans», a-t-il ajouté.

Le président de Nacolsa SA, qui «met au point des formules de coopération entre parties intéressées par les questions touchant à l’exploration, la production et à l’approvisionnement du pétrole et du gaz», est également membre du conseil d’orientation de la compagnie émiratie Dana Gas PJSC, a-t-on appris en dernier lieu.