L’Algérie est encore perdante en se lançant dans les projets de montage des véhicules. Et pour cause, notre pays ne possède pas d’équipementiers, ni de sous-traitants. Et si l’Algérie a réduit sa facture des importations des véhicules neufs de 7 milliards de dollars à moins de 2 milliards de dollars en 2016, elle continue de payer rubis sur l’ongle les importations de pièces de rechange. 

En effet, chaque année, l’Algérie importe pas moins de 8 milliards de dollars en pièces de rechange, a expliqué ce dimanche matin sur les ondes de la radio Chaîne III le directeur général de la SOMENI et président du Cluster mécanique de précision, Adel Bensaci.

C’est dire que les projets de montage des véhicules lancés jusque-là n’ont pas permis à l’Algérie d’arrêter cette hémorragie des devises. La solution est de passer à la création d’un tissu de sous-traitants qui pourrait diminuer de moitié cette facture très salée, préconise en urgence cet interlocuteur selon lequel la maîtrise de l’intégration et de la sous-traitance est une question relevant de la souveraineté nationale.

Il est à signaler enfin que seulement 900 entreprises sont spécialisées dans la sous-traitance, dont 10% des PME. Il s’agit d’un chiffre “très faible” par rapports à celui de pays géographiques proches, lesquels paradent avec des taux de 20 et 28%. L’Algérie doit absolument rattraper son retard avec une nouvelle stratégie.