Malgré les interdictions, les mises en demeure et surtout l’existence d’un arsenal juridique contraignant, des candidats aux élections locales et des responsables de partis politiques continuent d’utiliser les moyens de l’Etat pour mener campagne.

Alors que la loi est superbement ignorée, une circulaire signée par le Premier ministre et adressée aux membres du gouvernement, est également mise au placard. Profitant de l’absence momentanée du secrétaire général de leur parti, Djamel Ould-Abbès, envoyé par Abdelaziz Bouteflika pour le représenter au Forum de Russie, qui s’est tenu à Moscou, certains membres du gouvernement ont fait campagne.

Mais il n’y a pas que les ministres qui font campagne. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lui-même, est en campagne. Le secrétaire général du RND ne sort, dans les wilayas, que pendant les week-ends. Mais, cela ne l’empêche pas d’utiliser les moyens de l’Etat. Puisqu’en plus du dispositif sécuritaire « régulier » qui l’accompagne dans ses déplacements, les administrations locales mettent également à sa disposition des moyens de l’Etat. La Haute instance indépendance chargée de surveiller les élections n’a que les communiqués pour dénoncer cette pratique !