Les changements opérés dans le gouvernement, lors de l’arrivée de Ahmed Ouyahia à la tête de gouvernement n’ont pas apporté la stabilité recherchée dans la gestion des entreprises et établissements publics. La valse continue à la tête des entités économiques publiques et les pratiques restent identiques.

Samedi, Kaddour Bentahar a été le dernier dirigeant à être sacrifié. Le désormais ancien directeur général des Douanes, qui n’a occupé ce poste que depuis 2 ans et demi, a été remplacé par Nouredine Allag. Comme pour les autres limogeage-nominations, aucune explication n’a été donnée par le ministère des Finances qui semble ne pas avoir encore trouvé l’oiseau rare pour diriger cette institution sensible. Le nouveau dirigeant est, en effet, intérimaire, comme le sont d’ailleurs des dizaines de patrons de sociétés publiques.

C’est dans cette situation “d’intérim” que se trouve l’actuel premier responsable de Saidal. Mr Ouali a été désigné dans ce poste la semaine passée en remplacement de Yacine Tounsi, nomme il y a tout juste deux ans.

Avant ce changement, les sociétés Naftal, puis Sonelgaz et même Sonatrach ont vu leurs dirigeants remplacés dans l’urgence. Les hommes parent donc, mais la gestion reste la même. Même si, dans une récente circulaire, Ahmed Ouyahia a demandé aux ministres de ne plus remplacer les PDG des entreprises publiques sans son consentement.