A Gué de Constantine, une commune de la banlieue est de la capitale Alger, la population est sous le choc. Anouar Abidi, un jeune homme de 23 ans atteint de retard mental comme le démontrent son certificat médial et sa carte de personne handicapée, a subi une agression le 29 octobre dernier au niveau de la Cité Sonatiba. 

 

Le 30 octobre, il se rend en compagnie de sa mère au poste de Police de cette localité pour déposer plainte contre son agresseur, un riche commerçant nommé Rafik R. Jusque-là rien d’anormal. Mais le lendemain, le 31 octobre, le jeune Anouar Abidi passe, par magie, de “victime” au “coupable” ! A la surprise générale, le tribunal de Hussein Dey qui le convoque ce jour-là pour étudier sa plainte et entendre son agresseur va se retourner contre lui au grand dam de sa famille. Ce jour-là, sans aucun motif clair et précis, la juge place sous mandat de dépôt ce jeune algérien atteint de retard mental. Et pourtant, l’avocate d’Anouar Abidi a présenté tous les documents et certificats prouvant la fragilité de sa santé mentale.

En plus, la défense d’Anouar Abidi a présenté ce certificat médical de constat et blessures volontaires prouvant qu’il avait été victime d’une agression caractérisée. En dépit de cela, la juge du tribunal de Hussein Dey l’a envoyé à la prison d’El-Harrach. Et pendant ce temps-là, son agresseur a été relaxé sans qu’il soit inquiété.

Face à cette situation inédite, la famille d’Anouar Abidi a décidé de se mobiliser et de saisir les autorités du pays et le ministère de la Justice pour réparer ce qu’il semble bel et bien être une “bavure judiciaire”.