A la veille de la célébration du 63ème anniversaire du déclenchement de la révolution armée, des moudjahidine et leurs familles vivent dans le dénuement le plus total, tandis que d’autres qui se recrutent notamment parmi les faux combattants vivent dans l’opulence.

C’est le cas de cette veuve d’un ancien moudjahid, devenu officier de l’ANP. La veuve épouse du feu –moudjahid Bouaffane Madani, ancien officier de l’ALN dans la région de Souk-Ahras décédé en 2011. Depuis 6 ans que cette dame attend la reversion de la pension de son défunt mari. En vain. Ses écrits pour les différents responsables, civiles et militaires, sont restés lettres mortes.

Aujourd’hui, rongée par le désespoir, elle a décide de saisir le chef d’État-Major de l’ANP et vice-ministre de la Défense Nationale, Ahmed Gaïd Salah.  « (…) j’aimerai savoir, pourquoi quant il était en vie, il percevait les deux pensions au même temps. Il bénéficiait de tous les avantages des moudjahidine. Maintenant qu’il est décédé, je ne perçois que la pension de son travail en qualité de officier de l’ANP”, écrit la veuve qui réclame ainsi la pension de l’ancien combattant de l’ALN. La dame rappelle même qu’elle n’est pas seule dans cette situation. D’autres veuves d’anciens combattants, devenus militaires à l’indépendance, réclament également les mêmes privilèges.