Issad Rebrab a sollicité officieusement l’aide de plusieurs banquiers français pour sauver ses investissements en Italie, a appris Algériepart suite à ses investigations. Le milliardaire et patron du groupe Cevital est bloqué dans son pays natal où la Banque d’Algérie refuse de l’autoriser à transférer ses devises en Italie pour financer la relance des usines de l’aciérie de Piombino dans la région de Toscane, en Italie. 
“C’est à cause de ce Kouninef que je suis bloqué de partout”, a même confié Rebrab à un banquier français très influent, a-t-on appris de source sûre. Issad Rebrab a demandé à ce banquier installé à Paris de lui trouver des financements internationaux ou des lignes de crédit qui lui permettront de mobiliser les nécessaires à son projet en Italie où il est sévèrement critiqué pour ne pas avoir tenu ses engagements  concernant la rénovation de l’aciérie Aferpi.
En été 2016, Issad Rebrab s’est engagé également à apporter un financement global de plus de 500 millions d’euros pour atteindre une production mensuelle d’un million de tonnes d’acier dans 26 à 28 mois. Mais cette promesse tarde à se concrétiser et les autorités italiennes doutent de la crédibilité de l’homme d’affaires algérien.
Les difficultés que connaît Rebrab en Algérie risquent donc de compromettre dangereusement ses projets à l’international. Et l’homme le plus riche du pays ne cesse de pointer du doigt son adversaire Réda Kouninef, l’un des hommes d’affaires les plus riches en Algérie. Rebrab reproche à Kouninef de lancer des manœuvres hostiles contre le groupe CEVITAL en exerçant un fort lobbying auprès des pouvoirs publics afin de bloquer les projets d’extension de l’empire bâti par Issad Rebrab. Selon nos investigations, Réda Kouninef et ses deux frères, Karim et Noah,  veulent casser le “monopole” exercé par CEVITAL sur le secteur de l’huile et du sucre en Algérie.
Les Kouninef veulent investir dans un important complexe de trituration de graines oléagineuses. C’est Nutris, filiale du groupe KouGC, qui devrait se charger de la réalisation de ce projet agro-industriel portuaire d’une capacité de 1,6 millions de tonnes par an. Le groupe Kouninef dispose, pour le moment, de deux unités de raffinage d’huile brute sur le port d’Alger, acquise en 2006 lors de la privatisation de l’entreprise publique Cogral, et qui produit l’huile « Safia ».