Au départ, les Algérois ont cru assister à une manifestation, une marche publique ou à une protestation spontanée dans les rues de la capitale. Dimanche matin, des centaines de jeunes étudiants algériens ont fait la queue devant les locaux du Centre Culturel français (CCF), situé juste derrière le siège la Wilaya d’Alger. 

Dés les premières heures de la matinée, cette immense foule attendait l’ouverture des portes du CCF pour passer les examens du test de connaissance du français (TCF) qui est indispensable pour suivre un cursus universitaire en France. Ce test est exigé par toutes les universités françaises au sein desquelles les étudiants algériens sont appelés s’inscrire pour suivre diverses formations.

Cette énorme affluence démontre une fois encore que de nombreux jeunes algériens désirent vivement partir à l’étranger.  Et la France demeure la destination préférée de nos jeunes en quête d’un meilleur avenir sous des cieux plus cléments. Des jeunes qui fuient le népotisme, l’absence de perspectives et une piètre qualité de vie dans leur propre pays.

Selon les statistiques de l’ambassade de France en Algérie, l’ancien colonisateur est “de très loin” le premier pays d’accueil de nos étudiants poursuivant leur cursus à l’étranger. “Ils sont 23 000 aujourd’hui et représentent près de 8% du total des étudiants étrangers”.  “La France consacre à l’Algérie son premier budget de coopération universitaire et de recherche : Plus de 2 millions d’euros”, avait révélé récemment l’ambassade de France à Alger.