C’est le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, qui le confirme : l’Algérie va relancer l’exploitation de ses réserves d’or. Le projet de la mine d’or au sud du pays est actuellement en cours de préparation, a-t-il révélé devant la commission des finances et du budget à l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2018. 

Ce projet est à l’arrêt depuis plusieurs années car l’opérateur australien avec lequel l’Algérie était lié a voulu utiliser des techniques “extrêmement dangereuses” dans l’exploitation, a indiqué à ce sujet Youcef Yousfi. Ce dernier a confié encore que les négociations sont en cours avec des entreprises mondiales connues concernant ce projet au regard des réserves d’or importantes.

Il faut savoir que notre pays occupe le premier rang en Afrique concernant l’importance de ses réserves d’or avait indiqué en 2016 le rapport du Conseil mondial de l’or (CMO).

Or, comme l’a si bien fait remarquer l’expert et économiste Abderrahmane Mebtoul, le stock de réserves algériennes d’or n’a pas évolué depuis 2009 alors que l’Algérie s’est lancée dans l’exploitation d’un gisement d’or à Amessmessa, wilaya de Tamanrasset, et annoncé une production importante.

Le 30 janvier 2010, le directeur général de l’entreprise d’exploitation des mines d’or (ENOR) avait déclaré officiellement que le gisement d’Amessmessa, situé à 460 km à l’Ouest de Tamanrasset, va bénéficier d’un plan de développement avec pour objectif de hausser graduellement sa production aurifère à trois tonnes d’or annuellement. Mais depuis ce-jour là, aucune donnée n’a filtré sur l’évolution de ce projet qui s’est brutalement suspendu. Jusqu’à aujourd’hui, aucun bilan n’a été officiellement dressée. Algériepart reviendra bientôt sur ce dossier avec une enquête approfondie.