Les autorités algériennes peuvent pousser un ouf d’espoir. Le pétrole, unique ressource en devises du pays, est en phase de retrouver son lustre d’antan. Les prix de l’or noir ont retrouvé des niveaux jamais égalés depuis près de 3 ans et demi. Le Brent s’est vendu, vendredi, à un prix qui dépassé légèrement la barre symbolique de 60 dollars le baril.

Le prix est, certes, loin de suffire pour l’équilibre du budget de l’Etat. Pour cela, il faut un baril du pétrole fixé à au moins 70 dollars le baril selon le niveau actuel des dépenses. Mais ce bond positif des prix de l’or noir permettra au gouvernement de gérer au mieux le déficit de la balance des paiements et du déficit du budget de l’Etat. Il pourra ainsi espérer engranger des recettes en devises qui dépasseraient la barre des 30 milliards de dollars espérées initialement. Le déficit sera donc de 10 milliards de dollars qui vont être puisés dans les réserves de change même si ces dernières ne cessent de chuter de manière vertigineuse.

Cette hausse des prix du pétrole est d’autant plus bienvenue que le ministre du Commerce vient d’annoncer que les importations vont rester élevées à plus de 41 milliards de dollars pour l’année en cours. Une preuve que les autorités n’ont pas réussi à baisser sensiblement la facture des importations. Chose qu’ils promettent de faire dès l’année prochaine en procédant notamment à des à des interdictions d’importation de certains produits fabriqués localement. Une solution radicale.