Le très stratégique projet du complexe du Groupement Touat Gaz (GTG) à Oued Zine (Adrar) accuse un retard de onze mois puisqu’il devait être réceptionné en février 2017. Le P-dg de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a souligné que le projet a  beaucoup avancé depuis sa dernière visite en juin 2017, mais accuse toujours un retard, ce qui engendre un manque à gagner considérable pour Sonatrach et tout le pays. 

Abdelmoumen Ould Kaddour a réuni les responsables du projet pour leur demander  d’accélérer les travaux de réalisation afin d’être dans les délais prévus. “On doit apprendre de ces retards pour que les prochaines générations ne tombent dans les mêmes erreurs”, a souligné encore à ce propos le PDG de Sonatrach. Ce dernier a relativisé sa déception en signalant qu’il demeure très difficile de réaliser des installations gazières dans des conditions climatiques hostiles.

“Voir des entreprises nationales réaliser ce genre d’installations très complexes et dans des conditions climatiques et naturelles très difficiles est quelque chose de formidable. On doit les encourager et les accompagner pour mieux se développer, en dépit des retards enregistrés dans la  livraison de ces installations”, a précisé en dernier lieu le premier manager de Sonatrach pour remonter le moral de ses cadres.

Rappelons enfin que le projet de Touat Gaz qui devait être réceptionné en février 2017, mais qui accuse un retard de onze mois, selon les estimations de l’entreprise, le P-dg de la Sonatrach a souligné que le projet a  beaucoup avancé depuis sa dernière visite en juin 2017, mais accuse toujours un retard, ce qui engendre un manque à gagner considérable .

Pour rappel, le projet Touat Gaz, fruit d’un partenariat entre Sonatrach et Engie (France), devrait produire 12,8 millions m3 de gaz/jour, soit 4,5 milliards m3/an, et 344 m3 de condensat/jour. D’un montant d’investissements de 1,1 milliard de dollar (55% par Sonatrach et 45% par Engie), ce projet est réalisé principalement par plusieurs entreprises algériennes, dont l’Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (GTP) et la Société nationale de Génie civil et bâtiment (GCB), ainsi que l’entreprise espagnole Tecnicas Reunidas, qui est maitre de l’oeuvre.

Cette infrastructure, dont les délais de livraisons sont ajournés à la fin premier trimestre 2018, dispose de 9 gisements gaziers, comprenant 21 puits, dont, 3 sont déjà prêts à l’exploitation.