A la surprise générale, les techniciens de la maintenance des avions d’Air Algérie ont entamé une grève qui a semé la panique dans les aéroports algériens. Le syndicat représentant et défendant les intérêts de ces techniciens s’appelle le SNTMA. 

Les revendications de ces grévistes sont claires et précises : l’application des clauses de la convention collective, particulièrement celles relatives au classement, à la grille des salaire et aux primes. De quoi s’agit-il réellement ? Le SNTMA croit savoir que la convention collective, signée en 1999, a été contournée  progressivement par la direction générale d’Air, deux ans seulement après son application.

“Les techniciens de maintenance et de mécanique sont classés, selon la convention collective, au deuxième rang après les pilotes, mais ils occupent en réalité les derniers rangs de classification”, a déploré à ce sujet le porte-parole du SNTMA. Selon ce dernier, le salaire de base des hôtesses et des stewards dépasse de quatre fois celui des techniciens de maintenance.

“Il est inconcevable que les techniciens de maintenance et de mécanique occupent les derniers rangs de classement tandis que la convention  collective prévoit leur classement au deuxième rang après les pilotes”, estime le représentant du SNTMA qui insiste et persiste :  “nous avons décidé de poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de nos revendications légitimes, à travers l’application de la convention collective de la compagnie”.