Le ministre des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, continue de taquiner le Maroc.  A l’ouverture des travaux de la 1ère réunion plénière du Groupe de travail du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l’Afrique de l’Ouest, Messahel a encore une fois insisté sur les relations entre le trafic de drogues et surtout de Haschich avec le financement du terrorisme.

Abdelkader Messahel a souligné “l’exigence de travailler ensemble au tarissement des multiples sources de financement du terrorisme dans cette région de l’Afrique de l’Ouest, sources parmi lesquelles la prise d’otages contre rançons, le crime organisé transnational sous ses différentes formes, l’exploitation aujourd’hui très juteuse des réseaux de migration illégale, d’armes et de drogue (cocaïne, héroïne et surtout) ainsi que la traite des êtres humains et le blanchiment d’argent, drainent des sommes considérables qui permettent aux groupes terroristes de disposer d’importants moyens financiers pour alimenter, poursuivre et étendre à de nouveaux pays leur activisme criminel”, a-t-il déclaré en plein travaux du GCTF qui se tiennent depuis lundi à Alger.

Messahel a assuré, dans ce cadre, que l’Algérie “continuera à soutenir la criminalisation par l’ONU du paiement des rançons contre la prise d’otage et toutes les actions tendant à l’assèchement des différentes sources de financement du terrorisme”.

Rappelons enfin que la première réunion régionale sur la relation entre le terrorisme et le crime organisé transnational se tiendra mercredi à Alger. Il sera question de “la prévention de la radicalisation, matrice dans laquelle naissent et se développent l’extrémisme violent et le terrorisme”, a expliqué à ce sujet le chef de la diplomatie algérienne.

“Pour être efficace, l’action à mener doit intervenir en force en amont par le mise en place de plans et programmes adaptés aux spécificités locales et nationales, doit aussi couvrir tous les secteurs de la vie politique, sociale, économique, culturelle et religieuse, comme elle doit impliquer les acteurs publics et privés de la société autour de l’Etat qui doit en garder l’initiative”, a résumé enfin Abdelkader Messahel.