Dans une nouvelle sortie médiatique, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs ne s’attaque pas qu’aux « oligarques ». Dans une interview radiophoniques diffusée mardi matin sur les ondes de la radio Chaîne III, elle a pris à partie, durant de longue minutes ceux qui appellent l’armée à intervenir. Ce sont « ceux qui veulent arriver au pouvoir sur des chars », a-t-elle dit.

«Ceux qui appellent l’Armée à intervenir sont en réalité ceux qui veulent être propulsés sur le dos des chars», a indiqué Louisa Hanoune, qui rappelle les positions de principe de son parti politique.«Nous sommes contre ces appels parce que, pour nous, d’abord, l’armée a ses missions constitutionnelles et elle doit se limiter exclusivement à l’exercice de ses missions, c’est-à-dire protéger l’intégrité du pays, sa souveraineté, les frontières, etc. Nous avons déjà vécu par le passé des situations similaires et nous pensons que du point de vue de la démocratie, même le ministre de la Défense doit être une personnalité civile, parce que le militaire est une question politique d’abord», a-t-elle ajouté.

Dans son intervention, Louisa Hanoune ne s’est pas limitée à s’attaquer à ceux qui veulent une intervention de l’armée. Elle a également dénoncé ceux qui appellent à une intervention étrangère. «Il y a ceux qui appellent l’Armée à intervenir de l’intérieur, il y a aussi ceux qui appellent à une intervention étrangère parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas de place dans la société, qu’ils n’ont pas une dimension politique nationale et qu’ils n’ont donc aucune chance d’être élus. Une intervention militaire provoquera l’irrémédiable», a-t-elle fulminé.

Plus que cela, elle accuse certains opposants de vouloir semer des troubles dans le pays. «Quand j’entends des personnalités qui appellent la population à sortir dans la rue pour l’application de l’article 102, cela soulève moult interrogations. Nous sommes un parti légaliste et nous nous battons pour le respect de la souveraineté du peuple. Si le peuple veut révoquer, que cela se fasse sur le terrain de la démocratie. Mais sinon, ça devient un putsch. De plus, on est à un peu plus d’une année de la présidentielle», a-t-elle indiqué.