C’est un « niet » clair et franc que la présidence algérienne a opposé  à une demande américaine l’invitant à intervenir en Libye. De sources diplomatiques à Alger, Washington a, par deux fois, approché les dirigeants algériens afin qu’ils conduisent une force multinationale ou qu’ils interviennent seuls chez leurs voisins de l’Est. Et par deux fois, El Mouradia a refusé de s’engager dans une telle aventure.
“Aussi bien le Département d’Etat que le Pentagone ont essayé de pousser l’armée populaire algérienne à dépêcher un contingent en Libye afin de pacifier la capitale, ainsi que le long de la frontière avec la Tunisie”, affirme cette source diplomatique. L’Algérie toujours très influente en Libye où elle maintient un équilibre prudent entre les différentes factions rivales, sait qu’une intervention directe serait difficile à faire passer à l’opinion publique algérienne. D’autant que  la constitution et la doctrine militaire du pays ne permettent pas une projection des forces armées en dehors de ses frontières. Le refus des Algériens n’aurait pas été mal pris par les Etats-Unis qui cherchent toujours une solution à l’imbroglio libyen.