Les récentes données révélées par le Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (Cnis) ont démontré que l’Algérie est très dépendante de l’étranger dans plusieurs secteurs où elle ne peut toujours pas satisfaire ses besoins nationaux sans recourir aux importations. 

Et l’Algérie a surtout besoin de l’étranger pour nourrir sa population puisque les  importations continuer augmenter pour les produits alimentaires qui se sont chiffrées à 6,5 mds usd pendant les neuf (9) premiers mois de 2017 contre 6,1 mds usd (+6,4%) durant la même de l’année dernière.

L’Algérie est également dépendante de l’étranger en ce qui concerne les produits énergie et lubrifiants dont les importations se sont chiffrés depuis le début de l’année 2017 à 1,15 mds usd contre 904 millions usd (+27,65%) durant la même période en 2016. Notre pays n’arrive toujours à produire des biens d’équipement agricoles dont les importations ont atteint 474 millions usd durant les 10 mois de cette année en cours contre 359 millions usd (+32,03%) en 2016.

L’Algérie dépend enfin énormément de l’étranger s’agissant des biens de consommation non alimentaires dont la facture d’importation a atteint les 6,3 mds usd contre 6,2 mds usd (+1,7%) durant la même période en 2016.

En terme de mode de financement des importations, sur les 33,92 mds usd des biens importés durant les neuf premiers mois de 2017, un montant global de 20,68 mds usd a été payé par cash (60,95% des importations globales). Les lignes de crédit ont financé les importations pour un montant de 12,01 mds usd (35,42% des importations), tandis que les comptes en devises propres ont été utilisés pour des importations de 7 millions usd (0,02%), nous apprend en dernier lieu le CNIS.