C’est un projet qui devait permettre à l’Algérie d’augmenter le débit de sa connexion Internet, classée comme l’une des plus lentes et mauvaises dans le monde. Or, le projet “Orval” n’a toujours pas vu le jour en raison d’une énorme lutte d’influence au sein d’Algérie-Télécom, l’opérateur qui monopole la commercialisation des offres internet ADSL dans notre pays. 

Le projet “ORVAL” est, réalité, le câble sous-marin qui doit relier Oran à Valence. C’est un câble qui devra augmenter le haut débit en Algérie tout en réduisant les coupures Internet dont souffre notre pays qui dépend encore et toujours du câble Annaba-Marseille lequel a fait l’objet de plusieurs incidents ces derniers temps causant ainsi d’énormes pannes paralysant tout le réseau internet de toute l’Algérie.

Ce câble devait être réceptionné au cours de cette année 2017. Mais le projet n’a même pas démarré alors qu’Algérie-Télécom a bel et bien touché son enveloppe budgétaire. Selon les investigations d’Algériepart, un budget qui se chiffre en plusieurs millions d’euros a été débloqué depuis 2004-2005. En tout, un budget de 36 millions d’euros a été mobilisé, dont 26 millions pour le projet Oran-Valence et 10 millions pour celui d’Alger-Valence, un autre câble qui devait renforcer les capacités de l’Algérie en terme accès à internet à haut débit.

Or, tous ces millions euros dorment dans les caisses d’Algérie-Télécom et le projet n’a pas été livré pour la simple raison que des luttes de clans divisent l’establishment de l’opérateur historique. Tout a commencé lorsque ce dernier a été autorisé à se doter d’une filiale internationale qui sera basée à Madrid en Espagne, a-t-on appris suite à nos investigations. C’est cette filiale espagnole d’Algérie-Télécom qui devait chapeauter le projet de ces deux câbles à partir de l’Espagne. Cette filiale espagnole sera chargée également d’exploiter des opportunités de business dans les télécoms dans ce pays européen.

Cependant, l’affection dans les  postes de responsabilités de cette nouvelle filiale en cours de création ont suscité une véritable guerre au sommet d’Algérie-Télécom. Chaque clan veut imposer ses hommes et ses cadres. Les salaires en euros et les résidences en Espagne font saliver tous les dirigeants d’Algérie-Télécom. Et à cause de ces querelles internes, Algérie-Télécom s’est retrouvée dans la paralysie. Houda Imane Feraoun, la ministre de la Poste et des TIC, finit par intervenir pour suspendre ce projet en attendant de trancher sur les affectations à la future filiale espagnole d’Algérie-Télécom. Et le blocage dure encore aujourd’hui pénalisant ainsi les consommateurs algériens privés encore et toujours d’une connexion Internet digne de ce nom.