Même après son départ du gouvernement, Abdesslam Bouchouareb, l’ex-ministre de l’Industrie, suscite encore et toujours la controverse. Selon les investigations d’Algériepart, le méga-projet d’exploitation algéro-indonésiens d’un montant global de 4,5 milliards de dollars portant création de trois sociétés mixtess pour l’exploitation du phosphate a été bloqué par le gouvernement pour des soupçons de corruption. 

C’est un véritable scandale qui n’a pas été ébruité pour qu’il passe sous silence. Au ministre de l’Industrie, l’accord signé en juillet 2016 entre Asmidal et Manal, le groupe industriel minier dénommé “Manadjim El Djazaïr”, avec le groupe indonésien Indorama Corporation, a été suspendu en raison des doutes soulevés par le choix du partenaire indonésien. Abdesslam Bouchouareb est soupçonné d’avoir avantagé ce groupe indonésien en contrepartie d’un pot-de-vin. Pour l’heure, des investigations ont été déclenchées pour plancher sur les conditions mystérieuses dans lesquelles cet accord a été conclu lorsque Bouchouareb occupait les fonctions de ministre de l’Industrie.

Ces soupçons ont été renforcés par les énormes avantages accordés par l’ex-ministre de l’industrie à ce groupe indonésien qui avait raflé en juillet 2016 les projets de développement et d’exploitation de la nouvelle mine de  phosphate de Bled EL Hadba (Tebessa),de la transformation des phosphates pour la production de l’acide phosphorique et de diammonium phosphate dans la wilaya de Souk-Ahras et de la transformation du gaz naturel pour la production d’ammoniac, de nitrate d’ammonium technique (TAN) et du calcium ammonium nitrate (CAN) dans la wilaya de Skikda.

Indorama Coporation n’est pas connu comme étant un groupe doté d’une expertise internationale dans la production de phosphate. Il est plutôt positionné dans la production d’engrais à base d’urée comme en témoigne son usine qui produit annuellement 1,4 million de tonnes d’urée à Port Harcout, au Nigéria.

Son entrée fracassante en Algérie à l’époque d’Abdesslam Bouchouareb avait suscité dés le début de nombreuses interrogations. Et ces soupçons de corruption risquent d’aboutir à un nouveau grand scandale qui entachera dangereusement l’image de l’Algérie.