Algérie-Télécom défraie encore une fois la chronique. Des coupures d’internet ont paralysé plusieurs quartiers et localités de la banlieue d’est d’Alger. Or, l’opérateur historique s’en lave les mains et révèle qu’un incendie a ravagé dans des conditions encore inconnues des équipements importants situés dans une chambre de télécommunication à Bab Ezzouar. 

“Un incendie s’est déclenché durant la nuit du 20 au 21 octobre 2017, au niveau d’une chambre de télécommunications d’Algérie Télécom, située dans les environs de la localité de Bab Ezzouar, entrainant l’isolement de plus de 70 équipements MSAN, ainsi que l’ensemble des bureaux de Poste dans la zone Est d’Alger”, a reconnu à ce sujet Algérie-Télécom dans un communiqué rendu public ce dimanche.

Le même opérateur a juré qu'”une enquête a été ouverte pour identifier l’inconnu responsable de l’acte, ainsi que pour préciser les responsabilités”. Or, cette information n’est guère rassurante surtout lorsqu’on sait que cet incendie ne semble pas être un acte isolé. Plus grave encore, Algérie-Télécom a été victime d’une série d’incendies ces dernières années. Et l’opérateur historique n’a jamais rendu la moindre conclusion à la suite de toutes les enquêtes diligentées.

Ainsi, en août 2016, un incendie avait failli ravager le centre technique d’Algérie Télécom aux Eucalyptus. En mai 2015, un “incendie provoqué au niveau d’une chambre technique située au niveau de la commune de Kouba” avait causé également d’énormes perturbations à tout le réseau téléphonique et internet. A cette époque-là, Algérie-Télécom avait dénoncé également un “acte de sabotage” qui a nécessité d’importants “travaux de réparation en vue de rétablir le réseau”.  Algérie-Télécom est-elle enfin réellement outillée pour protéger ses équipements ? Algérie-Télécom assure qu’il va déployer “une infrastructure résiliente et redondante afin de parer à ce type d’incidents”. Malheureusement, de nombreux observateurs demeurent sceptiques.