Après les accusations du chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, samedi 21 octobre, sur  le “blanchiment de l’argent du hachich” par le Maroc en Afrique, la diplomatie marocaine a décidé de convoquer les ambassadeurs africains accrédités à Rabat.

De retour de Libreville, hier samedi, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, n’a pas eu le temps de souffler. Son homologue algérien, Abdelkader Messahel, lui a gâché son week-end en déclarant, le 20 octobre, que le Maroc « blanchissait » l’argent de la drogue en Afrique.

La première réaction de Rabat a d’abord été de convoquer le chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie au Maroc. Mais aussi le rappel de Hassan Abdelkhalek, son ambassadeur à Alger, pour consultation comme le précise un communiqué officiel diffusé tard dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon nos sources, la réaction de Rabat ne va pas s’arrêter à ce stade. En début de semaine, il est prévu que Nasser Bourita convoque les ambassadeurs africains accrédités à Rabat. L’objectif est de parvenir à une réaction commune vu que les graves accusations de Messahel, qualifiées d’« enfantines » par Rabat, ne concernent pas que le royaume, mais aussi ses partenaires sur le continent.

Par ailleurs, le Maroc veut également rallier à son plan d’action d’autres pays de la région visés par Messahel dans la même sortie : la Tunisie et l’Egypte.

C’est dire que nous sommes en présence d’un nouveau séisme dans les relations entre Rabat et Alger, sauf que cette fois cela dépasse le caractère bilatéral avec une « affaire » qui va rejaillir sur toute l’Afrique.

En collaboration avec Maghreb-Intelligence