A partir de 2018, l’Etat algérien va prendre une série de mesures pour donner des marchés de construction de logements aux entreprises algériennes. Pour l’heure, les maîtres-d’œuvre algériens ne réalise que 30% des projets du secteur, contre 70% pour les maîtres-d’œuvre étrangers. Et pour inverser la tendance, les autorités Algériennes ont adopté une nouvelle feuille de route.

Ainsi, près de 20% de la commande publique dans le secteur de l’habitat seront octroyés aux jeunes entreprises créées dans le cadre de l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM. Les maîtres-d’oeuvre étrangers seront, ainsi, soumis à l’obligation de consacrer 30% des marchés de sous-traitance aux entreprises locales.

Le ministère de l’Habitat a pris aussi la décision d’impliquer près de 900 jeunes entreprises dans la réalisation de 24.000 logements. Avec ce nouveau cadre réglementaire, l’Algérie espère réduire sa dépendance des sociétés étrangères payées en devises. Or, la faiblesse des entreprises algériennes risque de faire capoter ce projet.  En 2010, il a été recensé pas moins de 31.000 entreprises dans le BTP. Malheureusement,  16.000 de ces entreprises sont de petite taille et ne peuvent aucunement relevé le défi de construire des logements en grand nombre.