“Nous avons besoin de trouver de nouvelles voies pour faire des affaires”. C’est avec ces termes que le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a résumé la nouvelle stratégique qui sera adoptée par l’Algérie pour commercialiser son gaz.

A Londres, lors de son intervention à la conférence “Oil and Money”, le PDG de Sonatrach a expliqué que les nouveaux accords que va nouer Sonatrach avec les entreprises “ne seront pas indexés sur les prix du pétrole et ne porteront pas sur le long terme”. Abdelmoumen Ould Kaddour a fait savoir également que “les contrats à long terme et l’indexation sur le pétrole ne sont plus de mise”. Il faut savoir que les contrats à long termes avec les clients européens  de la Sonatrach expirent d’ici l’an 2021.

Le premier manager de Sonatrach envoie ainsi un message politique très clair aux clients européens de l’Algérie comme l’Italie, l’Espagne et dans une moindre mesure la France : Sonatrach ne veut plus brader son gaz et ne souhaite plus dépendre des fluctuations du marché international. Elle négociera un prix stable qui garantira sa rentabilité.

Et pour ce faire, Abdelmoumen Ould Kaddour a fait savoir que nous allons “trouver de nouvelles voies pour exporter notre gaz et nous cherchons à avoir des joint-ventures en prenant des risques ensemble”, a-t-il dit clairement dans sa conférence.

“L’équation offre-demande est une opération risquée, et nous sommes à la recherche d’une nouvelle stratégie pour faire face à cela”, a-t-il précisé en dernier lieu pour souligner enfin que Sonatrach ne veut plus être un acteur passif qui subit les tendances du marché mondial.