Depuis plusieurs semaines, le patron de la DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, est au coeur de plusieurs controverses. Les informations les plus folles ont circulé à propos de sa supposée fortune et des “affaires florissantes” de ses enfants. Algériepart a mené l’enquête. 

Abdelghani Hamel a, effectivement, trois enfants qui développent des activités économiques. Algériepart a identifié, effectivement, 4 entreprises activant dans le secteur de la communication, dans le secteur médical ainsi que dans l’hydraulique et la prestation de services.

Or, nos investigations ont démontré que les trois fils d’Abdelghani Hamel ne sont aucunement impliqués dans l’agriculture avec des fermes s’étalant sur plus de 5000 hectares ! Nos recherches ont prouvé que la plupart des informations fantaisistes diffusées sur les réseaux sociaux à propos de ces vastes terres agricoles situées au sud du pays sont totalement infondées.

En vérité, les personnes citées dans les publications qui ont fait des ravages sur la toile algérienne portent effectivement le nom de Hamel. Mais ils n’entretiennent aucune relation de parenté avec le patron de la DGSN. Preuve en est, il y a bel et bien un Hamel qui possède de vastes fermes agricoles dans la wilaya d’Adrar. Mais il s’agit d’Ali El-Hamel, un richissime député du FLN qui a fait fortune dans plusieurs activités à Adrar. Ce député-businessman a fait auparavant l’objet d’une enquête publiée par Algériepart. Il n’a aucunement un quelconque lien familial avec le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, a-t-on appris suite à nos investigations.

A Tizi-Ouzou, il y a aussi un entrepreneur appelé Mourad Hamel qui dirige un investissement dans le matériel médical. Mais il ne s’agit que d’un homonyme et ce Mourad originaire de Tizi-Ouzou n’est guère le fils du patron de la DGSN. Un autre Mourad Hamel possède une usine d’eau minérale à Ain-Témouchent. C’est également un autre homonyme, a-t-on découvert suite à nos recherches qui ont abouti à la certitude que ce Mourad n’a rien à voir aussi avec les enfants du premier responsable de la police algérienne.

A Douaouda, une commune de la wilaya de Tipaza, une station-service très bien fréquentée est bel et bien la propriété d’un certain d’Abdelghani H. Cependant, cette personne s’appelle Abdelghani Habache et non pas Abdelghani Hamel. Cette drôle confusion a alimenté de nombreuses rumeurs qui ont défrayé la chronique. Il s’avère que ces ragots ne sont pas fondés, a-t-on enfin constaté suite à nos investigations. Le général-major fait-il donc l’objet d’une campagne de déstabilisation très hostile qui cache des visées politiques au moment où l’Algérie traverse des incertitudes ? Algériepart reviendra encore sur ce dossier avec de nouvelles enquêtes.