Consultations, négociations et discrétions : l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, s’active depuis quelques mois en coulisse. Le président de Talaï El-Houriyat, qui ne fait que de rares apparitions publiques, se projette dans l’élection présidentielle de 2019.

A un an et demi de l’élection présidentielle, Ali Benflis n’a pas encore abattu toutes ses cartes. Mais des sources concordantes indiquent que l’ancien chef de gouvernement se sent bien à l’étroit à la tête de Talaï El Houriyat qui ne présente, pour l’élection locale du 23 novembre prochain, que 41 candidats pour des APC et 13 candidats pour les APW.

Un chiffre bien au-deçà de la réputation de l’homme. Mais tout cela pousse l’enfant de Batna à envisager, sérieusement, de quitter la présidence de son parti. “Il va rester militant”, dit-on.

Selon différentes sources, Ali Benflis mènerait actuellement des tractations pour tenter de fédérer un maximum de personnalités et partis politiques en prévision du scrutin décisif de 2019. L’ancien Chef du gouvernement entend, incarner et de manière forte, l’opposition face à un clan présidentiel qui, en dehors d’un 5ème mandat pour Abdelaziz Bouteflika, semble affaibli par la crise actuelle que traverse le pays.

Cette « candidature consensuelle » de l’opposition a, d’ailleurs,a été effleurée dans le communiqué signé récemment par Ali-Yahia Abdenour, Rachid Benyellès et Ahmed Taleb-Ibrahimi. Le document signé par les trois hommes demande à l’opposition de se mettre derrière « un parti » ou une personnalité. Benflis est-il l’homme qui réunira toute l’opposition autour de sa personne ?