La crise financière qui touche de plein fouet l’Algérie a impacté négativement sur plusieurs secteurs stratégiques.  Et pendant le deuxième trimestre de cette année 2017, le Produit Intérieur Brut (PIB) a connu une faible croissance de 1,5% par
rapport au même trimestre de 2016 alors que le taux de croissance du PIB hors hydrocarbures se maintient à 2,1% au cours du deuxième trimestre de l’année 2017 au lieu de 3,5% durant la même période de l’année 2016.

Pour bien comprendre les enjeux de ces chiffres, il suffit de savoir que le  PIB est en gros la somme de tout l’argent dépensé dans le pays pendant une année. Il consiste à faire la somme des valeurs ajoutées des biens et des services produits au sein d’un pays. C’est un indicateur qui permet de mesurer la richesse créée par un pays.

Et au cour du deuxième trimestre de cette année 2017, la richesse créée en Algérie est en baisse par rapport à l’année dernière, à savoir 2016. C’est, surtout, le secteur de l’agriculture qui a connu la baisse la plus inquiétante. Les données que vient de révéler l’Office National des Statistiques (ONS) démontrent que le deuxième trimestre 2017 est marqué par une augmentation modérée de l’activité agricole de l’ordre de 1,8% au lieu d’une croissance de 4,2% durant la même période de l’année 2016. “Cette croissance est à l’évidence expliquée par des baisses de la production végétale et particulièrement celles des céréales”, constate à ce sujet l’ONS.

Le secteur des hydrocarbures est également frappé par le ralentissement et son taux de croissance de ses activités a baissé de -2,2 % contre une hausse de 2,3% au deuxième trimestre 2016. “Cette diminution est le résultat de la baisse des activités de raffinage et de pétrole brut et gaz naturel”, analyse à ce propos l’ONS.

Le BTP algérien est en pleine récession alors qu’il s’agit d’un secteur habituellement créateur de richesses et d’emplois.  Au deuxième trimestre 2017, le secteur du BTPH connait une décélération par rapport au 2e trimestre 2016 avec une croissance évaluée à 2,0 % contre 8,3% pendant la même période de l’année précédente. Il s’agit d’une baisse vertigineuse qui reflète l’ampleur de la crise touchant ce secteur avec de nombreux chantiers suspendus faute de financements publics.

Plusieurs autres secteurs connaissent une importante récession à l’image de Hôtels-Cafés-Restaurants (HCR) qui ont réalisé un taux de croissance d’à peine 0,4% contre 2 ,3% au 2ème trimestre 2016, ou les affaires immobilières avec une croissance de 4,8% au lieu de 6,0% de l’année dernière. C’est dire enfin que l’Algérie subit une récession pratiquement générale avec des indices économiques au rouge.