Quelques heures après la parution de notre enquête concernant ELECTROSTORE intitulée Station pirate terrestre : ces Algériens qui ont recodé le signal de BeIN Sports et Canal +, l’exploitant de l’entreprise a fermé sa page Facebook.

Pour rappel, cet opérateur audiovisuel privé, qui émettait le signal crypté de nombreuses chaines étrangères sur des fréquences en terrestre sans autorisation, contrevient à plusieurs lois et règles émises par le Ministère de la Défense Nationale, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de la communication et les agences telle l’agence Nationale des Fréquences (ANF).

Mr LAIB Noureddine, le responsable de la société ELECTR-STORE n’avait nullement été inquiété après avoir publié sur internet les services strictement interdits par la loi et qu’il proposait publiquement à ses clients.

Comme vous pouvez le constater sur les captures d’écran que nous mettons à votre disposition, il avait même publié l’adresse exacte du siège de son entreprise qui était établi à la Cité DAKSI, PG 35Log.Btc N° 06. 25003 Constantine.

Son geste précipité vient confirmer nos soupçons sur l’illégalité de son action.

Cela ne l’empêche point, selon nos sources, de continuer à exploiter le service qu’il propose de manière illégale tant au vu de la loi mais également vis-à-vis des propriétaires des chaines de télévision dont il a crypté le signal pour le revendre…

Nous avions, par ailleurs, transmis, en date du 01/10/2017, des mails demandant des explications aux responsables de La Direction du Contrôle du Spectre, La Direction de Gestion du Spectre et des Sites Radioélectriques et à la Direction Générale de l’Agence Nationale des Fréquences dont dépendent ces services, censés contrôler les spectres de fréquence en Algérie.

Nos questions portaient sur les éventuelles autorisations qu’aurait obtenues la société ELECTROSTORE, mais également si celle-ci avait bénéficié de fréquences allouées pour la diffusion et l’émission de signaux audiovisuels cryptés en mode terrestre.

Nous avons dans le même mail demandé si l’ANF avait les moyens de contrôler les fréquences utilisées de manières illégales par des entités ou des individus sur le territoire national. Des questions qui sont restées, bien évidemment, sans réponses…

Si une personne avec des moyens réduits a pu couvrir sur le plan audiovisuel la ville de Constantine sans être inquiétée, que dire des formidables possibilités et moyens que peuvent s’offrir des parties hostiles à l’Algérie ? Les services contrôlant le spectre de fréquence dans notre pays ont-ils failli ou laissé faire ? Ce qui est certain est que, quelle que soit la réponse, celle-ci devrait inquiéter au plus haut point nos dirigeants.