Comme il a été rapporté mercredi dans une enquête obtenue par Algériepart, le diplôme et la qualification universitaire ne suffisent plus pour décrocher un boulot dans notre pays. En réalité, c’est la “Maarifa”, le népotisme et les relations personnelles, qui est considérée comme le premier critère pour accorder du travail à un homme ou une femme en Algérie. 

Et les patrons des entreprises publiques comme privées le reconnaissent ouvertement dans une enquête menée par un chercheur de l’Université d’Oran. En effet, 68 % de ces patrons recourent à leurs relations personnelles pour recruter leurs employés. Seulement 29 % des chefs d’entreprise n’ont pas recouru à cette pratique pour recruter des travailleurs.

Les entrepreneurs soulignent également dans cette enquête qu’ils préfèrent le népotisme et leurs connaissances personnelles parce qu’ils ne font pas confiance à l’université et ses formations. Ils remettent en cause la qualité des diplômes délivrées par nos universités et estiment qu’ils ne correspondent pas aux besoins du marché économique.

En plus, pas moins de 50 % des patrons avouent trouver des difficultés à encadrer ou travailler avec les étudiants qui effectuent des stages au sein de leurs entreprises. Ces données confirment le véritable sentiment de méfiance des entreprises algériennes vis-à-vis des universités et centres de formation de l’enseignement supérieur. Une méfiance qui aggrave le chômage des jeunes diplômés algériens puisque ces derniers se retrouvent marginalisés sur le marché du travail.